3 nov. 2009

De tout et de rien

De tout et de rien
Ce sont ces petites remarques que l'on se fait à soi-même à l'occasion de lectures, de promenades ou en observant la vie de nos semblables. Faute de les noter, elles sont vite oubliées. Mais, parfois, on ne sait pourquoi, elles ressurgissent au détour d'une conversation, d'un débat, d'une polémique ou tout simplement sans raison précise.
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L'Edito de Pierre Pavis dans le bulletin municipal de novembre 2009:
A propos de la phrase "J'espère que le Président de la République et "son" gouvernement seront assez sages pour etc.." Certes, notre maire n'est pas le seul à utiliser le possessif "son" -(gouvernement de Sarkozy) car les bureaucrates, technocrates, journalistes formatés et autres courtisans sont parvenus à influencer l'opinion publique en interprétant la Constitution cul par dessus tête. Par exemple, rares ceux qui contestent dorénavant l'appellation "Chef de l'Etat" que s'est arrogé Sarkozy alors que celle-ci est absente de notre Constitution. D'autant plus qu'elle recouvre une connotation pétainiste type Etat français. En France, il n'y a plus de "Chef de l'Etat" depuis 1944 mais seulement des "Présidents de la République".
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Il est surprenant, parlant de Sarkozy, d'entendre sénateurs, députés et ministres utiliser le possessif "son gouvernement" car, conformément à notre Constitution, ce n'est pas le" Gouvernement du Président Sarkozy, c'est le Gouvernement de la République française, le dit gouvernement sensé être dirigé par un Premier Ministre chef de l'éxécutif et responsable devant le parlement. Comme l'écrivait Mazeau en 2007 - et ne l'a plus jamais redit depuis..., "le chef de l'éxécutif, n'est pas à l'Elysée, il est à Matignon".
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C'est bien un détournement de l'esprit et de la lettre de la Constitution que de voir le Gouvernement rendre des comptes au Président alors qu'il devrait se placer sous le contrôle du Parlement. Et vous trouvez cela normal ? Même la direction nationale du PS s'adresse en permanence à Sarkozy en lui demandant de "modifier sa politique économique et sociale" alors que c'est au Premier ministre qu'il conviendrait de s'adresser et de mettre en cause devant l'opinion publique. Pour le PCF et NPA, c'est idem. Ainsi faisant, ils entérinent de fait le viol permanent de la Constitution par le locataire de l'Elysée. Chez ces dirigeants de l'oppostion, leur lecture de la Constitution ne diffère pas de la sienne. Cela signifie-t-il qu'à sa place ils se conduiraient de même ?
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Réunification de la Normandie : les frilosités des socialistes.
Laurent Beauvais parfois catalogué comme partisan de la réunification, n'expose jamais - ou très rarement, de raisons positives dans ce sens mais développe en permanence, avec le maire de Caen, une série d'arguments conduisant à repousser aux calandres grèques cette réunification. Il n'est par franchement contre mais il est loin d'être franchement pour.
A l'absence de vision et de projet pour la Normandie, les deux mini régions substituent des coopérations ponctuelles dans certains domaines comme elles le feraient avec une autre région de France ou un land d'Allemagne fédérale. En l'absence d'une volonté politique clairement affirmée en paroles et en actes, ces processus de coopérations interrégionales ne conduisent pas sur le "chemin de la réunification" mais, au contraire, y font barrage.

24 oct. 2009

Le PS et le CCAS

Un procureur chez les taiseux.
Ouest-France vient de publier la réaction du PS Argentan après qu'une conseillère municipale de l'oppostion ait cru devoir exprimer ses inquiétudes à propos des moyens insuffisants mis à la disposition du CCAS pour remplir son rôle en direction des Argentanais "nécessiteux". Ci-dessous, la déclaration du PS qui se croit autoriser à tacler Odile lecrosnier:
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«Une démarche scandaleuse et déplacée lors du débat au sujet du fonctionnement du CCAS. En faisant référence aux suicides à France Télécom pour défendre son point de vue sur la charge de travail de certains services, elle a dévoilé ses limites d'appréciation et son approximation dans sa connaissance des dossiers de la Ville, estime celui qui est également conseiller municipal. Les règles de la décence et du respect ont été franchies [...]. Madame Lecrosnier, en voulant faire parler de soi par le dénigrement des autres, on finit toujours par déraper. Votre crédibilité sera reconnue lorsque vous présenterez des projets cohérents, véritables alternatives aux projets de la majorité municipale.»
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Silence dans les rangs. En matière d'intolérance et de sectarisme, difficile de faire pire. Le PS argentanais se transforme progressivement en professeur de morale bien-pensante. A travers ce communiqué, aucune volonté d'examiner au fond le problème soulevé, on y substitue un réquisitoire et des attaques personnelles blessantes contre une élue de l'opposition. Des accusations grossières copie conforme de la phraséologie soviétique en vigueur dans le PCF des années 70. Après une telle diatribe contre une élue, - qui excerce ici, elle, son mandat et sa liberté d'expression, inutile de chercher pourquoi les réunions du conseil municipal se déroulent dans un silence pesant et glacial où nul n'ose piper mot devant un maire autoritaire et monopolisateur de la parole.
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Ce type de comportement sectaire est révélateur d'un état d'esprit : une réalité est dérangeante, on instruit alors un procès contre celui ou celle qui a osé montrer cette réalité. Mais puisqu'on vous dit qu'on ne veut pas la voir ! Evacuée depuis peu des méthodes staliniennes du PCF, cette pratique ressurgit dans un PS qui n'en finit pas de se sentir"choqué", "scandalisé" à tout propos dès qu'une voix ose s'élèver dans une assemblée de muets tétanisée par son père fouettar. Faute de projets concertés démocratiquement, en panne d'idées nouvelles, certains voudraient étouffer la libre expression. Ils rêvent d'une société de taiseux. Il faut malheureusement constater qu'ils y parviennent parfois, ici à Argentan comme ailleurs...
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Ce communiqué calamiteux du PS Argentan démontre qu'il réprouve la "liberté d'expression", excepté la sienne. Cela rappelle d'autres lieux et d'autres temps.

9 oct. 2009

Laurent Beauvais candidat


Par une lettre adressée publiquement (1) aux adhérents du PS, Laurent Beauvais a récemment fait état de sa candidature en tant que tête de liste des socialistes lors des prochaines élections du Conseil régional d'une partie de la Normandie dite "basse".

Lettre à la fois de bilan et de projets très motivée et motivante. Chaque citoyen peut en prendre connaissance sur le blog du candidat par ailleurs très fourni en informations. Il y fait preuve d'un souci permanent d'écoute et soigne particulièrement sa communication. Un militant du PS prudent mais ouvert, un homme de terrain, parlant clair et paraissant proche des citoyens. Avec lui, au moins, on peut "causer" sans se faire renvoyer dans les clous. Suivez mon regard à Argentan... Il faut donc prendre connaissance de cette lettre.
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Le point faible qui attire immédiatement l'attention - son talon d'Achille et celui des socialistes en général, c'est la "réunification" de la Normandie. Là, bilan et projets sont quasiment absents. Assurément pas le terrain de prédilection du candidat. Une certaine gêne aux entournures qui transparaît dans cette phrase sibylline: "Par ailleurs, à partir de notre capitale régionale, Caen et de la riche armature des Pays et des villes moyennes, il nous faut accentuer la politique de coopération et d’ouverture vers l’extérieur. La Région n’est plus aujourd’hui la « belle endormie » qu’elle était avant 2004. Je pense enfin, parlant de Caen, à la perspective de la réunification de la Normandie dont nous avons débattu pendant ce mandat dans des conditions de transparence inédites." Difficile de faire moins clair. Assurément, l'élan, la conviction, la volontés n'y sont pas. Le repliement sur Caen - manquerait plus que Fabius botte également en touche en tenant le même discours à Rouen - et le tour de passe-passe "réunification" serait joué, les politiques s'abritant derrière de faux débats suscités par ceux-là mêmes qui auraient pu être les initiateurs et le moteur de la réunification normande.
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C'est notamment de la Normandie dite "haute" dont il s'agit ici, perçue non plus en perpective de réunification mais comme une autre entité avec laquelle il faudrait "accentuer une politique de coopération et d'ouverture vers l'extérieur". Comme on le ferait avec les Pays de Loire ou la Bretagne ou des Land. Voir texte complet de la lettre de candidature sur http://lbeauvais.typepad.fr/blog

Certes, comparées aux positions anti-réunificatrices de son collègue Le Vern, président de la Normandie dite "haute", celles de Laurent Beauvais sont bien mieux que moins pires. Il faut se faire une raison, la réunification de la Normandie ne s'initiera pas avec les éxécutifs régionaux actuellemment en place. La Normandie est probablement trop grande pour eux.

(1) Félicitations pour cette démarche citoyenne.


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8 oct. 2009

La souris et le serpent


Новая Газета (Le Nouveau Journal) dans lequel travaillait Anna Politkovskaya est publié à quelques petits milliers d'exemplaires en Russie. Chaque semaine, avant que les "organes de sécurité" fassent main basse sur les quelques exemplaires présents dans les kiosque, je tentais désespérément d'acheter un numéro de ce journal. Il fallait alors se lever tot. Seul journal indépendant et si peu lu car il a pour mauvaise habitude de dire la vérité et de montrer aux Russes ce qu'ils ne veulent pas voir.

Il est très mal vu de le lire, on le masque furtivement sous un vêtement ou dans un sac pour éviter l'insulte de quelques nationalistes poutiniens ou de jeunes militants de son parti dénommés les "Nachi" (cela ne s'invente pas). Il se trouve que j'ai cependant pu en conserver deux exemplaires : celui du 12 octobre 2006 après l'inhumation d'Anna Politkovskaya et celui du 2 novembre 2006 (selon copies ci-dessus).

A la veille du 3ème anniversaire de l’assassinat de la journaliste russe Anna Politkovskaïa, et au lendemain de l’adoption par le Parlement européen d’une résolution condamnant les meurtres de défenseurs des droits humains, l’ACAT-France (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture) et Amnesty International France (AIF) ont publié un communiqué. Voir ci-après quelques extraits significatifs :
-La situation en Russie est «devenue très inquiétante voire catastrophique » pour les défenseurs. Rappelant que 20 journalistes avaient été tués en Russie depuis 1999, elle a souligné que « les autorités veulent faire taire les défenseurs des droits humains".

-"Ce qui distingue le régime actuel du régime soviétique, c’est qu'à l'époque on emprisonnait les opposants politiques, alors qu’aujourd'hui on tue des journalistes et des militants des droits de l'Homme. »

-"Karinna Moskalenko, avocate russe auprès de la Cour européenne des droits de l’Homme, a insisté que le fait que « la justice russe fait l’objet de pressions importantes de la part de l’exécutif » et que « les autorités russes n'ont pas l'intention de résoudre les enquêtes sur les assassinats d'Anna Politkovskaïa et des autres journalistes et défenseurs des droits de l'Homme ».

-"La situation s’est aggravée depuis la prise de fonction du président Medvedev il y a plus d’un an. Ses récentes prises de position relèveraient avant tout d’une opération de communication vis-à-vis de ses partenaires occidentaux".

-"Pour Nicolas Beger, directeur du bureau européen d’Amnesty International, « la stratégie diplomatique de l'Union européenne vis-à-vis de la Russie ne fonctionne pas ». Il regrette que « l'Union européenne soit comme une souris devant un serpent alors qu’elle pourrait être bien plus forte si elle mettait en œuvre les outils dont elle dispose pour agir concrètement sur le terrain ».
Je partage totalement ces positions, notamment en ce qui concerne les illusions propagées en France à propos du président Medvedev.

6 oct. 2009

Anna Politkovskaïa


DOULOUREUSE RUSSIE – JOURNAL D’UNE FEMME EN COLERE.

C’est le titre du livre d’Anna Politkovskaya publié en France quelques semaines avant son assassinat. J’avais fait l’acquisition de cet ouvrage lors d’un séjour en France début 2007. A lire ce qu’elle venait d’écrire, et connaissant assez bien les mœurs en vigueur en Russie, la conviction me vint qu’elle avait ici signé sa condamnation à mort. Ce sera effectivement son dernier livre.

Ci-après, le texte publié en quatrième de couverture.
« En arrivant au Kremlin en 2000, Vladimir Poutine avait promis d'instaurer en Russie la « dictature de la loi ». L'ancien agent du KGB s'engageait à mettre fin à la corruption qui rongeait le pays, à ramener à la raison l'irrédentisme tchétchène, à offrir à chaque citoyen un niveau de vie décent... Mais s'il y a bel et bien une dictature en Russie, c'est celle exercée par un pouvoir impitoyable qui ne se soucie de la loi que lorsque cela l'arrange, explique Anna Politkovskaïa dans cette bouleversante chronique d'un pays à la dérive. Au fil des jours, la journaliste de la Novaïa Cazeta, l'un des derniers organes de presse indépendants, dresse un constat terrible de la « poutinisation ». Loin d'être pacifiée, la Tchétchénie demeure plus que jamais une zone de non-droit. La « verticale du pouvoir » écrase toute opposition digne de ce nom, n'hésitant pas à truquer grossièrement les élections. Sur la totalité du territoire, une bureaucratie corrompue pille les citoyens. Les tribunaux rendent une justice qui ne profite, qu'aux mieux, en cour. Les pauvres, les vieux, les invalides, les orphelins, sont livrés à eux-mêmes. Au sommet de ce système « néosoviétique », un homme : Vladimir Poutine. Combien de temps encore la population, éreintée, apeurée et désespérée, va-t-elle se laisser faire ? Comme toute évolution en douceur semble impossible, les discours les plus radicaux trouvent de plus en plus d'écho... Si révolution il y a en Russie, elle ne sera ni rose comme en Géorgie, ni orange comme en Ukraine. Elle sera couleur rouge sang, prédit Anna Politkovskaïa. »

Editions Buchet Chastel – Septembre 2006.


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Anna Politkovskaya ne sera jamais oublié par les défenseurs des Droits de l’Homme. Samedi 3 octobre, en France, et à Argentan, Amnesty International a pris l'initiative de faire signer une pétition réclamant que les commanditaires et exécutants de cet assassinat soient jugés. En centre ville, une rue Anna Politkovskaïa a été symboliquement inaugurée.






21 sept. 2009

Le Roi Soleil

Louis le Quatorzième
Je ne sais combien de personnes se formalisent encore des changements intervenus dans les relations entre le Parlement et le Gouvernement. Je parle ici non pas du train-train quotidien législatif mais du processus sous-tendant les grandes décisions d’intérêt national. Peu semble-t-il si je m’en réfère à la lecture de la presse. Encore moins à entendre les hommes politiques, à droite comme à gauche qui, dans leur grande majorité, à tous les niveaux, dans les départements et régions, s'adressent en permanence à Lui et font tout dépendre de Lui. Bien des monarchies constitutionnelles se sont depuis longtemps dégagées d'une telle servilité. Il faut remonter à l'époque de la monarchie absolue pour identifier une telle situation. Encore que les Parlements et leurs "Frondes" parvenaient-elles parfois à réguler sinon s'opposer aux volontés du monarque. Aujourd'hui, mieux vaudrait une absence de Constitution qu'une Constitution bafouée dans un silence assourdissant de l'opposition. Cela donne à penser qu'une fois parvenue au pouvoir la dite opposition se comporterait pareillement.

Prenons l’exemple de la commission Rocard-Juppé sur la « taxe carbone » (c’est surtout Rocard, avec sa forfanterie habituelle, qui s’est laissé mettre en avant, Juppé se tenant habilement en retrait). Problème important qui relève à l’évidence du Parlement (voir article 34 de la Constitution). On aurait pu s’attendre au dépôt officiel du rapport entre les mains du Premier Ministre. On aurait pu s’attendre à voir le taux de cette taxe débattu et fixé par l’Assemblée Nationale. Que nenni ! (1)

On pouvait penser que la classe politique, surtout à gauche, se serait élevée contre ce viol permanent de la Constitution qui nous ramène au temps de la monarchie ou du Ier Empire. Que nenni ! C’est le prince qui a réceptionné le « rapport Rocard » et c’est encore lui qui, passant par-dessus le Parlement, à fixé le taux de ce nouvel impôt. Et notre Premier Ministre, supposé chef du Gouvernement, complètement dépassé, indécis, était suspendu en attende de la décision du prince. Et personne n’a pipé. La messe a été dite sans les servants et ce sera 17 € la tonne. Dans notre Parlement, «pas un bruit, pas un son. Toute vie est éteinte. Mais on entend parfois, comme une morne plainte

Ainsi, est-il devenu habituel et insupportable pour un républicain d’entendre les ministres et élus du peuple entonner cette ritournelle : « pour répondre à la volonté du chef de l’Etat etc.. ».
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Remarquons également dans la presse ce glissement sémantique qui substitue de plus en plus souvent au terme de « Président de la République française » celui de « Président de la France ». (2)(3)
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(1) C’est probablement ringard de rappeler que, suivant l’article 34 de la Constitution, « la loi fixe les règles concernant l’assiette, le taux et les modalités de recouvrement des impositions de toutes natures.» Quant aux articles 20 et 21, ils ont été biffés de fait. On peut donc affirmer que la République Française n’a plus de Constitution. Cela ne semble pas déranger nos députés. Le plus cocasse est de rappeler qu’aux termes de l’article 5, le Président de la République est sensé de « veiller au respect de la Constitution »… Pour parapher un célèbre élu local "au bal des cocus, tout le monde danse"...

(2) Dans l’histoire de la République, il n’y eut qu’une seule fois un « Chef de l’Etat". Il s’appelait Philippe Pétain. Depuis, ce terme était rayé de la Constitution. Et voici qu’il réapparaît.
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(3) A propos de l'expression erronée "président de la France", précisons que le Gouvernement n'est pas celui de "Sarkozy" mais il est le "Gouvernement de la République française". M.Fillon n'est pas le "Premier Minsistre de Sarkozy" mais il est (ou devrait être) le "Premier Ministre du Gouvernement de la République".