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15 mars 2012

Soins santé (suite)

Vous y comprenez quelque chose ?

Les signatures spontanées de 1104 de nos concitoyens contre la direction de l’association Soins santé n’en finissent pas de me surprendre.  Certains pensent qu’il s’agit là d’un retour de manivelle à propos d’une certaine prétention de carrière qui n’aurait pas obtenu satisfaction dans l’organigramme de cette structure. Je ne veux pas y croire car ceci n’a rien à voir avec cela. Apparemment.

Faut-il  s’en tenir à Ouest-France ? 

Je devrai pour le moment m’en tenir à la presse locale –Ouest-France particulièrement – qui fait état  de tout autre chose bien plus simple – bien trop simple. Je cite: Les salariés de Soins santé qui, depuis longtemps tirent la sonnette d’alarme pour faire entendre leurs inquiétudes, leurs difficultés et leur mal-être au travail “annonce Marie-Thérèse Chouquet au nom du Comité de défense Soins santé”. Il s’agirait donc seulement de revendications à propos des conditions de travail, comme cela se produit souvent par ailleurs. Seulement cela ? Simplement pour cette raison que le maire envisagerait  de “trancher dans le vif” ?  (1)

Faut-il ne pas se poser des questions ?

Cependant, si tel est le cas, pourquoi de tels appuis extérieurs contre la direction de l’association?  Car le personnel de cette association est probablement syndiqué et peut, avec ses délégués, (2) négocier ses revendications. On ne comprend donc pas ce qui conduit à la constitution extérieure d’un “comité de défense” et à cette exceptionnelle mobilisation de centaines de signatures contre une association animée par ailleurs d’un esprit humaniste et solidaire.

Ouvrir  le cahier de revendications

Comme dans chaque entreprise, il existe probablement un cahier de revendications des salariés (digne successeur des “cahiers de doléances” de 1789). Si j’étais journaliste, la première de mes démarches serait de demander à prendre connaissance du cahier de revendications de ces 12 derniers mois.

(1) En vertu de quels pouvoirs ?

(2) célèbre loi du 16 avril 1946 instituant les délégués du personnel dans les entreprises comprenant plus de 11 salariés.

 NB : ceci n’ayant rien à voir avec ce qui précède : 18 mars 1871 se déclarait la Commune de Paris http://fr.wikipedia.org/wiki/Commune_de_Paris_(1871)    18 mars 2012, commémoration de cet évènement historique place de la Bastille à Paris. Le Front de Gauche organise un car pour Paris au départ de Flers à 7 h avec arrêt à Argentan. Participation : 25€ . J’en serai évidemment ! 

14 mars 2012

Entre les mains d’un seul homme (suite)

Un exemple parmi tant d’autres

Il s’agit de l’actuel débat sur la fiscalité et plus particulièrement de la création d’une tranche d’imposition supplémentaire à 75% pour les très hauts revenus supérieurs à un million €.  Dans quels pays voit-on les candidats à la présidence s’engager sur cette décision ? Seulement en France.  C’est une hérésie.images

Pourquoi est-ce une hérésie ?

Tout simplement parce que les dispositions concernant la fiscalité relèvent du parlement – donc du domaine législatif – et non pas du pouvoir exécutif, et encore moins du futur président de la République.

Oui mais, dans l’hypothèse des ordonnances ? 

Même dans l’hypothèse où le pouvoir exécutif se verrait investi par le parlement d’une possibilité de légiférer par “ordonnances” (en vertu de l’article 38 de la Constitution), cette décision relèverait alors exclusivement du Premier ministre, chef du gouvernement, et non pas du président de la République.

Autres absurdités

Actuellement, il faut vraiment se pincer pour s’assurer qu’on est bien éveillé. Des montagnes de décisions à venir annoncées par tels candidats à la présidence relèvent du domaine de la loi et non pas de la fonction présidentielle. Le président de la République a-t-il l’initiative des lois ? Non !  Pas plus que la reine d’Angleterre. Seuls le Premier ministre, les députés et sénateurs ont ce pouvoir de proposer les lois. Seuls le corps législatif est habilité à en définir le contenu. Pas le président ! Nous ne sommes plus au temps du Consulat. Alors, que penser de tant de promesses présidentielles qui ne peuvent aucunement engager ceux qui les formulent (Mon bon Monsieur, apprenez que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute...)

Et la pédagogie du régime parlementaire dans tout cela ?

Le fait de se poser la question n’apparait-elle  pas déjà comme étant une hérésie ? 

10 mars 2012

Soins santé

Surprenante information (suite)

Ce matin, en lisant Ouest-France, j’ai eu comme un choc. Ce journal annonce un pétition de soutien de plusieurs centaines de personnes (1104 parait-il !!!al04_1987154_1!) contre la présidente de Soin et Santé Marie-Jo Beylot. Du jamais vu à Argentan, habituel pays de taiseux s’il en est.

Connaissant un peu notre sympathique élue municipale, je suis d’autant plus surpris de voir en premier plan dans la délégation de pétitionnaires Jean-Louis Mustière, élu municipal et collègue de Marie-Joseph Beylot ainsi que l’ancien directeur de l’ASI. L’affaire est donc sérieuse.

Quels les griefs soulèvent une telle mobilisation ?

Ce type d’article crée un malaise car il en dit peu tout en laissant supposer un sérieux problème – c’est peut-être le but recherché... Le lecteur non au fait de l’affaire n’y comprend donc rien et peut trouver cela suspect (c’est mon cas puisque je suis absent d’Argentan depuis plusieurs mois). Cela donne l’impression d’une cabale organisée contre une seule personne. La direction de cette association n’est-elle pas collective ? Subit-elle à ce point un pouvoir personnel ?  En cas de manquement grave de la présidente, les membres du C.A n’ont-ils pas le pouvoir de révoquer la présidente et de pourvoir à son remplacement ?

Un comité de défense et un comité de soutien

Des pétitions et actions diverses contre les exploiteurs capitalistes, j’en ai souvent vu organisées. Des pétitions et actions organisées de l’intérieur d’une association humanitaire contre le bureau ou CA de cette même association, je n’avais jusqu’alors jamais rencontrées. Faut s’y faire puisque rien n’étonne plus personne. (1)  C’est que tout change, je me reproche parfois ne n’y plus comprendre rien. Est-ce ainsi que les hommes vivent ?  D’autant plus qu’il est fait mention par la presse, sans autres explications, de l’existence d’un “comité de soutien” et aussi d’un “comité de défense”. Le premier comité soutient qui  ? L’autre comité défend qui ou quoi?

Dans la presse locale, c’est très souvent l’écume des choses

L’écume, c’est à dire la superficialité, ce qui nous est montré avec d’autant plus de gras dans les titres que la vague nous est masquée. Non pas que cela soal04_1987760_1_preit fait avec malice, c’est seulement qu’il parait inutile d’exposer le fond des choses. Tout parait si évident, alors que nous devrions accepter seulement ce que la raison – notre raison – nous permet de comprendre. Je ne soutiens pas spécialement Marie-Joseph Beylot, je dis simplement que la lecture de la presse ne permet pas de comprendre et ce qui lui est reproché et l’ampleur du mouvement de protestation. 1100 pétitionnaires contre une seule personne par ailleurs depuis toujours dévouée aux autres, à son prochain comme disent les chrétiens, cela donne à réfléchir non ?  

En général, je me fie peu à la rédaction locale partisane (2) de Ouest-France – étonnamment prolixe pour certaines affaires mais totalement muette sur beaucoup d’autres. La démocratie, ce n’est pas la chasse aux sorcières, le contraire probablement.

(1) Notre maire d’Argentan dit qu’il faudra éventuellement “tailler dans le vif”. Que diable, cette association n’a-t-elle donc pas des membres adhérents capables de prendre en son sein toutes décisions utiles, y compris de décider, le cas échéant,  le remplacement du CA et de sa présidente ?

(2) (с моей дачи для Господина Боше) La rédaction de Ouest-France a bien raison de ne pas partager mon appréciation mais, pour le moment, c’est ici mon opinion. Je n’hésiterais donc pas à la louer demain s’il advenait qu’il en fut autrement.

(3) Pour ma part, avant de pétitionner et manifester contre la présidente, je prendrais la peine de m’assurer que la C.A n’est plus en état de jouer son rôle. Je m’inquièterais surtout de savoir où sont passés les adhérents – véritables détenteurs des pouvoirs de décision. Dans l’hypothèse où des adhérents seraient également signataires de la pétition, cela signifierait donc qu’ils pétitionnent également contre eux-mêmes... 

3 févr. 2012

Entre les mains d’un seul homme !

Le destin de la France entre les mains d’un seul homme imagesCAG1OZ36

Difficile à ne pas le remarquer, les discours des principaux compétiteurs à la présidence de la République invitent les français à déposer leurs aspirations entre les mains d’une seule personne, une sorte de sauveur en somme. Les votes conçus comme une offrande à l’élu. C’est ici curieuse manière d’inviter les Français à prendre en main leur destin. Oui, c’est le coup du sauveur de la France qu’on nous rejoue. A force d’apprendre aux enfants que la France à été sauvée par Jeanne d’Arc, y a actuellement dans le pays un léger vent de bonapartisme qui souffle du Napoléon III.  Celui que Victor Hugo désignait cruellement sous le terme de “Petit”.

Que devient le “peuple souverain”  exerçant sa souveraineté par l’intermédiaire de ses élus ? Où et quand ce thème essentiel est-il mis en débat par les formations politiques ? A l’exercice du pouvoir du peuple souverain on a progressivement substitué le pouvoir d’un souverain sur le peuple. 

Ce n’est pas aux candidats à la présidence de proposer un programme.

Ce sont les candidats députés à l’Assemblée nationale qui devraient proposer leurs programmes.

Cela sert à quoi un programme présidentiel ? Pourquoi faut-il en France que l’élection d’un président de la République se fasse à partir du programme d’un seul homme sensé tout prévoir et tout décider jusqu’à la largeur des trottoirs et le menu des cantines scolaires et le prix des consultations médicales ? Quelle est cette nouvelle culture politique déresponsabilisante  rabaissant les citoyens au rôle de spectateurs et de claque dans les meetings ?

Quelle utilité présente un tel programme si l’on sait que le président élu n’aura pas constitutionnellement vocation à gouverner, son rôle se limitant à nommer le Premier ministre ainsi que les autres membres du gouvernement qui, eux auront la charge de gouverner. Quand le président – tel Nicolas Sarkozy - gouverne en se substituant au gouvernement, il viole la Constitution au lieu d’en être le garant.

Et l’Assemblée nationale : qu’en faire alors si elle ne sert plus à rien ? 250px-Louis_xvi

Quelle est donc l’utilité de ce programme si l’on sait que le prochain Gouvernement sera nommé, non pas sur la base du programme du Président mais en fonction de la nouvelle majorité à l’Assemblée nationale issue des élections législatives ? Sinon, il faudra admettre que l’Assemblée nationale ne sert plus à rien, sauf à donner un semblant de démocratie parlementaire à travers la petite lucarne de la TV lors des “questions au gouvernement”. Que dire également de ces parlementaires qui, chaque mois, se laissent convoquer à l’Elysée pour se faire recadrer par le président ?  Poutine ne fait pas pire.

Non à un programme présidentiel !  Oui à un programme législatif !

Ce sont essentiellement des programmes pour les élections législatives qui devraient être élaborés et proposés et débattus à l’initiative des formations politiques.  Or, il n’en est plus question. Aux oubliettes les législateurs du parlement. Effacés, écrasés par l’importance et l’omniprésence du président. Qui décidera du contenu des réformes et des budgets au cours des prochaines années? Tout laisse à penser que ce sera le seul président, l’Assemblée nationale se contentant d’être une simple chambre d’enregistrement. Quant au Sénat, machine à faire du vent,  inutile d’en parler.

La vérité oblige à reconnaitre que cette situation ne s’est pas créée soudainement. Ce sont les parlementaires et formations politiques établies qui ont laissé se créer cette situation.

Un jour il faudra choisir : ou bien la monarchie élyséenne type Second Empire Napoléon III, ou bien la République parlementaire. Actuellement, les grands partis incitent les électeurs à choisir un “sauveur suprême” – donc à se rallier à une solution de type monarchique. Ils portent une grande responsabilité devant l’Histoire en invitant les citoyens à voter pour leurs  faiseurs de miracles.

24 janv. 2012

Intercommunalité

Construction de la nouvelle intercommunalité du Grand Argentan

Quand je lis le discours du maire d’Argentan prononcé récemment au Quai des Arts à l’occasion des voeux de nouvel an, quand je lis le très diplomatique discours en contre point de Laurent Beauvais, patient et laborieux architecte de la future CDC, cela donne la mesure des difficultés et obstacles restant à surmonter dans la construction de la Communauté européenne.  Dans les années 50, il y eut les visionnaires et tenaces Jean Monnet et Robert Schumann…. Laurent Beauvais sera-t-il le Jean Monnet de la prochaine intercommunalité du Pays d’Argentan ?