13 juin 2009

Pôle de rassemblement ?

«Redevenir un pôle de rassemblement» ?
C'est le titre affiché dans un communiqué de presse (fédération de l'Orne du PS) après son faible score lors des élections des députés au Parlement européen (Journal de l’Orne du 11 juin 2009). Certains semblent ne pas avoir encore réalisé ce qui se passe dans la gauche. Chacun se demandera : rassemblement pourquoi faire ? Seulent pour gagner des élus ? Plus d'élus PS pourquoi faire ?

«D’abord rassemblement à gauche»: encore faudrait-il, avant de prétendre «rassembler la gauche» que le PS se rassemble lui-même sur un véritable projet alternatif d'opposition et de proposition. Exercice difficile sachant que ce parti est devenue un congloméra de baronnies régionales et locales - elles-mêmes divisées en tendances, chapelles, réseaux et groupes de supporters - au corpus idéologique flou, sans projet précis de société. D’où un discours devenu absolument inaudible (par exemple lorsque Martine Aubry, obnubilée par Sarkozy, remplace dans ses discours le mot "opposition" à la politique du Gouvernement par le mot "propositions". Dans un récent tract national "Réagir contre la crise" le PS appellle les citoyens à se mobiliser pour "forcer Nicolas Sarkozy à agir. Enfin" et donne à celui-ci ce conseil "il serait préférable que Nicolas Sarkozy ouvre les yeux". Stupéfiant !).
A propos de "pôle de rassemblement : les cinq fédérations PS normandes ne sont pas fichues d’élaborer une position commune à propos de la réunification de la Normandie. Situation d’autant plus cocasse que les deux Conseil régionaux sont dirigés par des socialistes. Avant de prétendre vouloir rassembler les Français à gauche, le rassemblement des socialistes de Normandie sur un projet - et dans l'action - pour la réunification de notre région devrait relever de la plus élémentaire logique.

Devenu ce congloméra d’élus locaux et régionaux gèrant d'une manière pépère les affaires territoriales, le "projet" du PS se résume en fait à vouloir servir d’amortisseurs aux coups de boutoirs du libéralisme. Faut dire qu’ils amortissent assez bien. Quant au reste... Donc ils gestionnent, heureux de faire valoir telles subventions obtenues de la Région ou de l'Europe (oubliant que ces subventions sont d'abord financées par les contribuables).
Ils gestionnent et dépensent la totalité de leur énergie à s'occuper de leur fonctionnement, de leurs affaires internes, de "rééquilibrage" des courants, de répartition des postes, des têtes de listes, etc... Epuisés par cette gymnastique permanente, ils en oublient les raisons de ce qui devrait être leur combat.
Un non évènement, comme la présence de Ségolène et de Martine participant ensemble dans un meeting, suffit à leur extase.
Mais la précarité, la misère, atteignent de plus en plus de familles obligées de faire appel à l'aide sociale. Des milliers de jeunes en échec scolaire et professionnel sont au désespoir de ne pouvoir trouver leur place dans la société. (1) Il y a des mots bannis que l’on ne prononce plus chez les dirigeants socialistes: ouvriers, travailleurs, classe ouvrière, répression syndicale, exploitation capitaliste, profits capitalistes.

Si pôle de rassemblement il doit y avoir, souhaitons qu’il se fasse autour de vrais partis de gauche porteurs de projets transformateurs et non pas autour de formations essentiellement préoccupées d'elles-mêmes.
.
(1) Ayant plusieurs fois assisté aux réunions du Conseil municipal, j'en lis également les comptes-rendus. Quand les élus socialistes débattront-ils des conditions sociales des centaines de familles argentanaises vivant dans la précarité ? Quels indicateurs en leur possession permettant d'apprécier l'évolution de la pauvreté sur la commune ?
(2) Pour avoir une idée du décalage du PS avec la réalité sociale, et pour suivre un cours de langue de bois, il faut écouter Laurent Fabius sur la vidéo ci-dessous. Qui voudrait se rassembler autour de tels discours ? http://www.laurent-fabius.net/

10 juin 2009

Anne Hogenhuis

Des savants dans la Résistance.-
Boris Vildé et le réseau du Musée de l'Homme.

Je ne me souviens plus très bien où, quand et comment nous nous sommes rencontrés. Quelques cinq ou six années déjà. La toile internet a peut-être permis cette rencontre, à moins que ce soit par l'intermédiaire d'amis du Musée de l'Homme à Paris ? Toujours est-il que, ces dernières années, nous n'avons cessé de rester en contact.
Dois-je dire que j'éprouve une grande admiration pour cette Dame qui me fait l'honneur de me compter parmi ses amis ? Dotée d'une culture encyclopédique, elle pratique plusieurs langues étrangères et collabore à la commission des "Documents diplomatiques français". Passionnée par la Résistance, elle est d'ailleurs Docteur en histoire.
Depuis le début de notre rencontre, je lui suis reconnaissant de ses conseils et de l'intérêt porté à mes recherches sur Boris Vildé. Des semaines et des mois la tête dans les archives à Paris à Saint-Pétersbourg et à Tartu.
Et voici que début juin 2009, Anne Hogenhuis nous fait l'agréable surprise de publier un ouvrage d'une exceptionnelle qualité "Des savants dans la Résistance. Boris Vildé et le réseau du Musée de l'Homme".

Depuis l'ouvrage de Martin Blumenson aux Editions du Seuil en 1974, rien d'aussi documenté n'avait été publié sur la vie et le combat antifasciste de Boris Vildé et de ses collègues du Musée de l'Homme. Ce livre fourmille d'informations inédites, de références puisées jusqu'aux fins fonds des contrées russo-estoniennes, de rencontres avec les derniers survivants des années sombres qui ont échappé aux pelotons d'exécution. Ce travail doit beaucoup au fait que l'auteur est polyglotte maîtrisant les langue allemande, russe, anglaise et quelques autres.
A mon avis, c'est le livre de l'année que l'on se doit de lire. Il s'agit d'aller à le rencontre de la vie et de la mort des tout premiers résistants dès l'été 1940....

"Le premier groupe organisé et structuré de Résistants français. Une organisation secrète consacrée à l’aide aux évadés, à la contrepropagande et au renseignement. L’histoire d’un réseau et l’histoire d’un homme, Boris Vildé, poète, linguiste, ethnologue, chef de ce mouvement né dès l’été 1940. À ses côtés, Germaine Tillion, Jean Cassou, Pierre Brossolette, Jean Paulhan, Anatole Lewitsky, Yvonne Oddon. Des intellectuels entrés en résistance au péril de leur vie, traqués par la Gestapo, dénoncés par la police de Vichy. Les précurseurs de l’armée des ombres. Une leçon d’héroïsme suivie et méditée par les acteurs de laFrance libre.Arrêtés en 1941, Boris Vildé et six de ses compagnons sont jugés par un tribunal allemand et condamnés à la peine capitale. Ils sont fusillés au fort du Mont-Valérien le 23 février 1942. Nourrie d’archives inédites, la passionnante enquête d’Anne Hogenhuis fait revivre l’aventure de ce réseau en prenant pour fil conducteur la vie hors norme de son fondateur, né russe, devenu français, intégré à la famille cordiale et exigeante des savants du Musée de l’Homme.
L’histoire d’un engagement. Une nouvelle approche de la première Résistance".

Des savants dans la Résistance. CNRS EDITIONS . Prix 20 euros.
Dans toutes les librairies.
Ou commandes directes sur le site http://cnrseditions.fr/

29 mai 2009

Cour Régionale des Comptes

La commune d'Argentan et la Cour régionale des Comptes

C'est donc ce lundi 25 mai que le conseil municipal d'Argentan avait à débattre sur le rapport de la Chambre Régionale des Comptes de Basse Normandie. Quelques jours après, dans toute la ville, de racoleuses affichettes du Journal de l'Ordre - comme c'est devenu son habitude - alertaient la population en laissant entendre que la municipalité était "épinglée" par la Cour Régionale des Comptes. Rien n'est moins vrai !
Je me suis procuré la totalité du rapport et, après l'avoir lu de A jusqu'à Z, à mon grand étonnement, je n'y ai rien trouvé qui motiverait un tel remue-ménage - sauf à vouloir chercher des poux dans la tête du maire. Je dirai-même que, dans ce document officiel, la qualité et la rigueur de gestion de la municipalité d'Argentan ne sont absolument pas mises en cause. On a vu beaucoup pire ailleurs.
Que dit la Cour des comptes de Basse-Normandie ?
1) - Un conseil en gestion des investissements:
-"Afin de gérer sans à-coup les opérations d'investissement pluriannuelles, ce qui donnerait au budget primitif lors de son adoption un caractère de plus grande sincérité et éviterait à la collectivité de procéder à des annulations de crédit en fin d'exercice etc..." Il est conseillé de "mettre en place (...) "une procédure budgétaire d'autorisation de programme et de crédit permanent".
2)- Recadrage de budgétisation pour des activités et fonctionnements annexes:
Sont concernées pour l'année 2007 : les subventions aux transports urbains (221.500 €), restaurant inter-administratif (215.000 €), Office du tourisme (142.000 €), Maison des dentelles (115.000 €).
Ici, rien de contestable sauf à préciser des mises en conformité juridique nécessaires avec la loi et le code des communes.
-Par exemple, la résidence des personnes âgées ne devrait plus être directement gérée par la Commune mais par le CCAS.
-Par exemple, à l'occasion des dépôts-ventes à la Maison des dentelles, un problème de responsabilité civile pourrait survenir envers les agents communaux pour le cas où, lors d'un litige, apparaîtrait une "absence directe de liens avec le service public".
-Par exemple, le déficit bien connu de tous les élus, et pas seulement du maire, du restaurant inter-administratif pour un montant de 215.000 € en 2007. Sur ce point, la Cour des comptes écrit : "Il n'appartient pas à un service public communal qui, de surcroit, perçoit chaque année une subvention d'équilibre financée sur les fonds publics (...) d'intervenir dans le secteur de la restauration concurentielle, en violation des pricipes d'égalité des citoyens devant la loi, de la liberté du commerce et de l'industrie et de la liberté d'entreprendre, sans que cette intervention ait été justifiée par une situation locale particulière".
La Cour des comptes relève également "que certaines charges des budgets annexes ne devraient pas êtres déplacées vers le budget principal afin "que l'information des membres du conseil municipal, des citoyens et des contribuables soit exactement et complètement assurée". Sage conseil de la Cour des comptes, elle est ici dans son rôle. Pour autant, pas de quoi en faire un fromage. Rassurons notre maire Pierre Pavis, ce n'est pas pour si peu qu'il sera pendu haut et court sur la place du marché.
La situation financière:
On relèvera l'appréciation positive suivante de la Cour des comptes: "Sur la période 2004-2007, la commune d'Argentan a présenté une situation financière équilibrée grâce à l'évolution mesurée de ses coûts de fonctionnement ainsi qu'à la modération de ses investissements et à la diminution de sa dette. Toutefois, dotée d'un potentiel fiscal peu favorable, la commune se trouverait relativement contrainte si elle avait l'ambition de lancer un programme d'équipement dépassant le niveau des investissements réalisés ces dernières années".
Devant ces appréciations mesurées et/ou positives de la Cour des Comptes, on ne peut que constater un décalage évident entre les rumeurs qui circulent - alimentées notamment par les titres à sensation du Journal de l'Orne.
Le contrat de ville
Cependant, à propos du contrat de ville établi en 2002 entre la commune, l'État, la Région, le Département et la CAF, pour une durée de sept ans (2000-2006), dont objet était de « mettre en œuvre des politiques concertées de développement solidaire, de lutte contre les exclusions et de développement d'une agglomération équilibrée», la Cour des comptes semble être plutôt critique, non pas quant à l'absence de résultats, mais quant à l'absence de leur évaluation. Aussi formule-t-elle cette appréciation:
(…)
« Si les bilans annuels pour la période 2003-2006 qui ont été produits décrivent en termes relativement généraux les résultats des actions mises en œuvre au cours de l'année concernée, sous les titres de «Bilan de l'animation du dispositif» et «Panorama général de la programmation de l'année», ils ne présentent cependant plus, à partir de 2005, de bilan financier et de bilan qualitatif de ces actions, contrairement aux documents élaborés en 2003 et en 2004 ».

La commune
«n'a pas produit de bilan définitif financier et physique du contrat de ville sur la période 2003-2006 qui lui avait été demandé. On ne dispose donc pas, à ce jour, d'un document de synthèse présentant en termes physiques et financiers une évaluation quantitative, qualitative et financière des résultats des actions menées et de l'impact du contrat de ville par rapport aux objectifs définis par le conseil municipal et aux dispositions de la convention cadre du 6 juillet 2000 ».
« La recommandation de la Chambre du 24 mars 2005 «de développer des batteries d'indicateurs pour les actions quantifiables afin de pouvoir disposer, en fin de contrat, d'un outil d'évaluation plus complet» n'a pas été suivie d'effet ».
« Une étude réalisée en décembre 2006 par un cabinet d'audit, intitulée «Évaluation finale du contrat de ville et propositions pour le contrat urbain de cohésion sociale , présente une évaluation contrastée sur la définition des objectifs, les modalités d'exécution des actions entreprises, les résultats obtenus et l'impact du contrat de ville auprès de la population argentanaise ».
(…)
« Bien que le cabinet d'audit estime que le contrat de ville répond à un réel besoin et que les actions menées correspondent aux enjeux de la politique de la ville et en constituent des acquis indéniables, il relève, cependant, que le dispositif de décision n'a pas été satisfaisant, que le travail en réseau a rarement débouché sur des actions concrètes et que le secteur associatif en tant que tel n'a pas été sollicité comme force de proposition. Faute de démarches et d'outils pertinents, l'impact du contrat de ville sur la cohésion sociale et la vie des habitants est difficile à percevoir, les frontières du contrat de ville ne sont pas bien définies et le dispositif manque de lisibilité, De même, le champ du contrat de ville est trop large et ses orientations souvent imprécises, les passerelles avec la communauté de communes sont peu organisées et le choix des actions est effectué sur des bases insuffisantes ».



Sur les blogs et à travers les communiqués de presse des formations politiques de l'opposition municipale, les citoyens trouveront des analyses sensiblement différentes des miennes. C'est le droit à la différence. Par contre, sur toutes ces questions, le PS local, encrouté dans son mutisme, n'a rien à dire. Enfermé dans son arrogance, imperméable à tout dialogue citoyen, il se tait. Comme toujours.

22 mai 2009

PS: les mots et les faits

L'Europe: les déclarations du PS d'Argentan à l'épreuve des faits.


Ouest-France du 21 mai publie un article de la section argentanaise du PS. J'en extrais quelques phrases lénifiantes en totale contradiction avec les votes des socialistes dans le Parlement européen à Strasbourg et à leur adhésion au Traité de Lisbonne . Quant aux prises de positions du parti UMP, courbé et vasslisé devant le tzar Sarkozy - honte à la République.

Pour le Parti social-libéral (dit Parti socialiste).
Les motsL'Europe, dont nous allons renouveler les instances le 7 juin, est la seule entité capable de réguler les marchés financiers"
-Les faits: Le traité de Lisbonne, approuvé par les socialistes, interdit toute restriction à la libre circulation des capitaux. Ce qui lui retire toutes possibilités de lutter contre les paradis fiscaux. Le grand problème actuel du PS c'est de devoir choisir entre libéralisme et libéralisme. Ou de choisir entre "blanc bonnet" et "bonnet blanc".

Les mots: "et d'apporter sa contribution à l'harmonisation des conditions sociales et de travail en France et ailleurs".
-Les faits: Le traité de Lisbonne interdit les "convergences sociales" et l'harmonisation des politiques sociales (interdiction d'harmonisatoin par le haut mais, bien sur, pas par le bas..)

Les mots: "La Droite met au premier rang la loi du marché, les Citoyens s'adaptant à celui-ci".
-Les faits: Tous les parti socialistes européens ont depuis longtemps rejeté l'économie administrée et ont pris position pour l'économie de marché.

L'attentisme des socialistes d'Argentan: "Dans cette configuration qu'allons nous devenir face à la flambée du chômage, des prix, du changement climatique et à la récession ?"
-La réponse: Il leur reste la possibilité de prier et de brûler des cierges. Cependant, quand on se dit "socialiste", on ne devrait pas se poser ce genre de question. Ils devraient savoir qu'en système capitaliste, il n'y a pas d'autres solutions que d'agir et lutter sur le plan social avec les travailleurs et sur le plan politique. En évitant également, cela devrait aller de soi, de voter avec la droite et le centre dans le Parlement européen à Strasbourg. En évitant aussi de quitter le terrain de "l'opposition" pour aller se positionner progressivement sur celui de la "proposition" . Bref, en évitant le double discours. Faudrait-il encore qu'ils comprennent ce qu'est le "système capitaliste" et qu'ils aient à le subir...


Pour l'UMP paraissant vouloir se gauchiser !!!
Quant au parti sarkozyste UMP, expert en démagogie, il ne craint pas de déclarer vouloir: «combattre le dumping social, monétaire ou fiscal, qui crée des concurrences déloyales au sein de notre marché européen. Nous n’accepterons pas une Europe au rabais, ni le dumping social». L'UMP dit également vouloir :« Combler le fossé qui existe entre les Etats en matière de normes sociales communes pour ériger un marché du travail plus cohérent. » Là, ils font très fort et finiront par doubler Besancenot par la gauche...

L'affaire en cela, PS comme UMP le savent parfaitement, c'est que le (leur) Traité de Lisbonne interdit toute harmonisation sociale, qui permettrait de diminuer les écarts sociaux entre les pays de l'Europe des 27. Le Traité élaboré avec l'accord de l'UMP et des socialistes européens exclut toute harmonisation des dispositions législatives et réglementaires des États membres. Cette interdiction d'harmonisation concerne l’emploi (article 129 TFUE), la politique sociale et, pour donner un semblant d'équilibre, la politique industrielle (article 176 TFUE).


Le PS, participant aux options du Traité de Lisbonne et à son contenu anti-sociale, possède aujourd'hui peu d'arguments pour conduire une campagne européenne "de gauche". Voir l'indigent récent tract national du PS intitulé "Sarkozy-Barroso STOP" (sauf que le 7 juin prochain, les citoyens d'Europe ne seront pas appelés à voter pour ou contre Sarkozy ou pour ou contre le président de la Commision européenne Barroso, celui-ci étant élu aux deuxième degré par le Parlement. Alors, pourquoi soulever ce faux problème ?). Ce tract sur quatre pages - véritable tambouille incompréhensible, consacre seulement quelques phrases inconsistantes à l'Europe tout en évitant d'aborder les questions qui fachent : quel Parlement européen, avec qui et pourquoi faire ?

Le vrai débat, les véritables questions et explications que les "libéraux" veulent ignorer, se trouvent sur http://www.frontdegauche.eu/ .

et aussi sur http://www.lepartidegauche.fr/



20 mai 2009

Fernand LEGER

Oeuvres de Fernand LEGER dans l'Ermitage de Saint-Pétersbourg.


C'est depuis plus de deux décades que j'arpentais le Musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg. Loin de moi prétendre que j'en connaitrais tous les recoins, cependant, parmi les quatre cents salles, malin serait celui qui m'apprendrait où et quand, derrière quelque porte dérobée, moyennant quelques roubles, il est possible de s'offrir en cachette un café ou une tasse de thé.

C'est que, pour vaquer dans ces lieux magiques, je possèdais un "laisser-passer" permanent, cadeau de l'administration du musée en récompense d'un travail de traduction en langue française d'un catalogue pour une exposition en Suisse.



Au dernier étage sont exposés les Matisse, Renoir et autres Monnet. En fin de parcours, deux oeuvres de Fernand Léger, notre compatriote natif d'Argentan.


M'attardant un jour un peu plus longtemps que d'habitude devant le tableau "Carte postale", je constatais soudain une monumentale erreur à propos de la date de de réalisation de ce tableau. Il y était indiqué 1832. Sachant que Fernand léger est décédé en 1955, je fus pris d'un doute. Y a comme une erreur ai-je-dit à la Diejournaya chargée de la surveillance de la salle d'exposition.

Pointant du doigt l'étiquette sous le tableau, je dus lui expliquer cette incohérence. Ce à quoi, elle reconnut les faits, tout en m'indiquant que, depuis des dizaines d'années, personne n'avait trouvé à y redire.

Profitant du courant de sympathie que nos regards réciproques confirmaient, j'avançais mes pions envers la donzelle et profitais de la situation - non pas pour lui proposer un rendez-vous après son travail, comme vous l'auriez tenté à ma place - mais pour lui demander de lever, exceptionellement pour moi, l'interdiction de photographier les oeuvres exposées dans cette salle.

Marché conclu ! Elle portera mon observation auprès de la Direction du musée et, en contre partie, m'autorise à photographier illico tout ce qu'il me plait. C'est ainsi que je suis devenu possesseur "légal" de clichés d'oeuvres de Fernand Léger, Matisse, Dufy, etc..


12 mars 2009

L'Agence russe RIA-NOVOSTI

Je me connecte souvent sur le site de l'agence de presse russe RIA NOVOSTI. Ci-dessous, voici un extrait des préoccupations actuelles de la pacifique équipe du KGB qui dirige la République Fédérative de Russie. La Russie n'est pas une nation: c'est un empire qui conglomère divers peuples tenus en laisse sous le joug du Kremlin. Poutine définit cela sous le terme de "verticale du pouvoir". Et encore, "on ne nous dit pas tout". Pas très rassurant. Même si Sarkozy - surtout quand Sarkozy - copine avec Poutine et Medvedev... Après avoir pris connaissance des communiqués de cette agence gouvernementale russe, filiale du KGB, impossible demain de dire que "nous ne savions pas".

LES ARTICLES LES PLUS LUS:
.