«Redevenir un pôle de rassemblement» ?
C'est le titre affiché dans un communiqué de presse (fédération de l'Orne du PS) après son faible score lors des élections des députés au Parlement européen (Journal de l’Orne du 11 juin 2009). Certains semblent ne pas avoir encore réalisé ce qui se passe dans la gauche. Chacun se demandera : rassemblement pourquoi faire ? Seulent pour gagner des élus ? Plus d'élus PS pourquoi faire ?
«D’abord rassemblement à gauche»: encore faudrait-il, avant de prétendre «rassembler la gauche» que le PS se rassemble lui-même sur un véritable projet alternatif d'opposition et de proposition. Exercice difficile sachant que ce parti est devenue un congloméra de baronnies régionales et locales - elles-mêmes divisées en tendances, chapelles, réseaux et groupes de supporters - au corpus idéologique flou, sans projet précis de société. D’où un discours devenu absolument inaudible (par exemple lorsque Martine Aubry, obnubilée par Sarkozy, remplace dans ses discours le mot "opposition" à la politique du Gouvernement par le mot "propositions". Dans un récent tract national "Réagir contre la crise" le PS appellle les citoyens à se mobiliser pour "forcer Nicolas Sarkozy à agir. Enfin" et donne à celui-ci ce conseil "il serait préférable que Nicolas Sarkozy ouvre les yeux". Stupéfiant !).
C'est le titre affiché dans un communiqué de presse (fédération de l'Orne du PS) après son faible score lors des élections des députés au Parlement européen (Journal de l’Orne du 11 juin 2009). Certains semblent ne pas avoir encore réalisé ce qui se passe dans la gauche. Chacun se demandera : rassemblement pourquoi faire ? Seulent pour gagner des élus ? Plus d'élus PS pourquoi faire ?
«D’abord rassemblement à gauche»: encore faudrait-il, avant de prétendre «rassembler la gauche» que le PS se rassemble lui-même sur un véritable projet alternatif d'opposition et de proposition. Exercice difficile sachant que ce parti est devenue un congloméra de baronnies régionales et locales - elles-mêmes divisées en tendances, chapelles, réseaux et groupes de supporters - au corpus idéologique flou, sans projet précis de société. D’où un discours devenu absolument inaudible (par exemple lorsque Martine Aubry, obnubilée par Sarkozy, remplace dans ses discours le mot "opposition" à la politique du Gouvernement par le mot "propositions". Dans un récent tract national "Réagir contre la crise" le PS appellle les citoyens à se mobiliser pour "forcer Nicolas Sarkozy à agir. Enfin" et donne à celui-ci ce conseil "il serait préférable que Nicolas Sarkozy ouvre les yeux". Stupéfiant !).
A propos de "pôle de rassemblement : les cinq fédérations PS normandes ne sont pas fichues d’élaborer une position commune à propos de la réunification de la Normandie. Situation d’autant plus cocasse que les deux Conseil régionaux sont dirigés par des socialistes. Avant de prétendre vouloir rassembler les Français à gauche, le rassemblement des socialistes de Normandie sur un projet - et dans l'action - pour la réunification de notre région devrait relever de la plus élémentaire logique.
Devenu ce congloméra d’élus locaux et régionaux gèrant d'une manière pépère les affaires territoriales, le "projet" du PS se résume en fait à vouloir servir d’amortisseurs aux coups de boutoirs du libéralisme. Faut dire qu’ils amortissent assez bien. Quant au reste... Donc ils gestionnent, heureux de faire valoir telles subventions obtenues de la Région ou de l'Europe (oubliant que ces subventions sont d'abord financées par les contribuables).
Devenu ce congloméra d’élus locaux et régionaux gèrant d'une manière pépère les affaires territoriales, le "projet" du PS se résume en fait à vouloir servir d’amortisseurs aux coups de boutoirs du libéralisme. Faut dire qu’ils amortissent assez bien. Quant au reste... Donc ils gestionnent, heureux de faire valoir telles subventions obtenues de la Région ou de l'Europe (oubliant que ces subventions sont d'abord financées par les contribuables).
Ils gestionnent et dépensent la totalité de leur énergie à s'occuper de leur fonctionnement, de leurs affaires internes, de "rééquilibrage" des courants, de répartition des postes, des têtes de listes, etc... Epuisés par cette gymnastique permanente, ils en oublient les raisons de ce qui devrait être leur combat.
Un non évènement, comme la présence de Ségolène et de Martine participant ensemble dans un meeting, suffit à leur extase.
Mais la précarité, la misère, atteignent de plus en plus de familles obligées de faire appel à l'aide sociale. Des milliers de jeunes en échec scolaire et professionnel sont au désespoir de ne pouvoir trouver leur place dans la société. (1) Il y a des mots bannis que l’on ne prononce plus chez les dirigeants socialistes: ouvriers, travailleurs, classe ouvrière, répression syndicale, exploitation capitaliste, profits capitalistes.
Si pôle de rassemblement il doit y avoir, souhaitons qu’il se fasse autour de vrais partis de gauche porteurs de projets transformateurs et non pas autour de formations essentiellement préoccupées d'elles-mêmes.
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(1) Ayant plusieurs fois assisté aux réunions du Conseil municipal, j'en lis également les comptes-rendus. Quand les élus socialistes débattront-ils des conditions sociales des centaines de familles argentanaises vivant dans la précarité ? Quels indicateurs en leur possession permettant d'apprécier l'évolution de la pauvreté sur la commune ?
(2) Pour avoir une idée du décalage du PS avec la réalité sociale, et pour suivre un cours de langue de bois, il faut écouter Laurent Fabius sur la vidéo ci-dessous. Qui voudrait se rassembler autour de tels discours ? http://www.laurent-fabius.net/






