31 déc. 2008

Non à la censure !


Dans le numéro daté du 1er janvier 2009, sous la plume de Madame J.O, la rédaction du Journal de l’Orne vient de décider la suppression du libre débat démocratique qui s’exprimait depuis des mois dans la page « L’actu vous fait réagir ».

C’était très bien et trop beau. Certes, à cette libre parole utile à la vie démocratique, il manquait un grand acteur local – de plus en plus remarqué par son assourdissant silence. Ce parti absent du débat démocratique , dont certains membres sont temporairement en charge de la gestion municipale, est devenu évanescent. Il est peu glorieusement qualifié "parti majoritaire silencieux argentanais» - le PMSA. Comme son nom l’indique, et contrairement aux autres acteurs de la vie politique locale, le PMSA ne communique jamais. Enfermé dans sa citadelle, il n'a rien à proposer, ne contribue à rien et ne semble rien envisager d'autre qu'à se taire. Cela se nomme "démocratie contemplative". Le vide sidéral, silence dans le cloître ! Il suffit de suivre son guide.


Assurément, cette absence d’expression du PMSA déséquilibre un débat citoyen qui manque parfois de hauteur. Mais que faire lorsque les taiseux se taisent ? Ne serait-ce pas ici la raison, inavouée, qui conduit la rédaction du J.O à vouloir supprimer la page «L’actu vous fait réagir», ce nécessaire et paisible lieu d’expression citoyen. Afin de nous rendre tous taiseux comme le PMSA ?

Certes, les lecteurs ne sont pas propriétaires du J.O. Mais le Journal de l’Orne, lui, n’est pas propriétaire du droit à la liberté d’expression des citoyens et formations politiques d’Argentan. En rappel nécessaire, ce texte qui a valeur de loi fondamentale :

Article XI de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.
La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté, dans les cas déterminés par la Loi.
La rédaction du J.O inaugure une première en droit : elle se fait juge et sanctionne par anticipation l'abus qui pourrait être fait de cette liberté.
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Le J.O interpréte ici le désir de la "majorité silencieuse", afin d'éviter "les discussions stériles", et pour "que tout le monde travaille dans le même sens et garde son énergie pour défendre l'avenir de nôtre cité". Amen .
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Voici ce que vient de m'écrire notre Madame J.O (sera publié dans le prochain numéro) .
"Madame JO, ainsi égratignée, pourrait-elle rester sans réaction ? Assurément non, mais ce sera à lire dans les colonnes du JO. La rédaction du JO se fendra, dans l'édition de mercredi, d'une gentille réponse, adoptant le même ton que celui de ce commentaire blogué. En voici un extrait : "Par cette publication, nous voulons rassurer notre interlocuteur ainsi que nos lecteurs, et clouer le bec à cette paranoïa qui se veut citoyenne. Cette dernière constitue cependant une véritable pression, assumée, sur le contenu de notre journal, alors que d'autre part - ce que Claude Doyennel appelle "l'autocratie" - nous ne subissons aucun étouffement, aucun lobby. Venant de Claude Doyennel, qui a pu user (abuser ?) de nos colonnes pour s'exprimer et exister localement, et dont nous présentons actuellement un livre à la vente dans nos colonnes et dans notre agence, cette critique est particulièrement déplacée ! Cela lui vaut une réponse en bonne et due forme en page 2 (Lire notre rubrique Madame JO). Sans rancune et dans l'espoir de poursuivre le dialogue dans ces colonnes !"La suite à lire mercredi dans votre journal préféré, ni censuré ni sous pression, mais libre et indépendant ! "
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Dans le Journal de l'Orne daté du jeudi 8 janvier, voir la volée de bois vert que m'adressent conjointement Madame J.O ainsi qu'un lecteur nommé D.Guévart. Madame J.O, un oubli regrettable: pour les lecteurs du journal: vous avez oublié de publier l'adresse de mon blog.
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29 déc. 2008

La propiska en Russie

La propiska, c'est l'enfer du logement en Russie.. Ce système policier, toujours en vigueur dans ce pays, pourrit la vie des familles - enfant et grand-parents. Un système de destructuration de la société controlé par la police (le FSB, c'est à dire le KGB).

Lecture de cet article non recommandée aux personnes sensibles. Mais article particulièrement recommandé aux personnes insensibles à la misère de leurs semblables.

Soutien et solidarité à nos amis suisses qui, silencieusement, avec persévérence, en Russie, sont engagés dans des causes humanitaires. Pendant que les médias français se vautrent dans la "com koutchérienne", les Suisses agissent efficacement pour sauver des milliers de vies en perdition au coeur de l'ancienne capitale russe. Derrière les façades et les palais pour touristes en mal de sensations, une atroce misère. Et un incroyable indifférence des pouvoirs publics, de la presse et de la population. Cet enfer du logement - je n'ai jamais pu trouver les mots justes pour le décrire dans mon livre "Impressions de Russie". Nos amis suisses le font mieux que moi. Cliquer sur le lien ci-dessous.
http://www.suissesolidaire.org/fr/node/5

28 déc. 2008

La misère en Russie

Nochlezhka Suisse Solidaire, ou N.S.S. fondée au mois d'août 2008, soutient l'ONG russe Nochlezhka, «un toit pour la nuit», basée à Saint Petersbourg .
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Depuis 17 ans, Nochlezhka vient en aide aux plus démunis de la société russe et notre but consiste à renforcer financièrement ses actions, à sensibiliser l'opinion publique sur la problématique de la pauvreté en Russie, cachée dans l’ombre de sa croissance économique. N.S.S. collaborera aussi avec les associations partenaires qui supportent l'ONG pétersbourgeoise.
Aujourd’hui, à Saint-Pétersbourg plus de 54.000 hommes, femmes et enfants survivent dans des conditions dramatiques. Ils ne reçoivent aucun soutien des autorités, lesquelles ignorent cette large frange déshéritée, pourtant fortement présente et visible. Contrairement à l'Europe, les sans-logis russes sont en grande majorité des victimes du système bureaucratique et seuls 4% d'entre eux correspondent aux critères de S.D.F. rencontrés chez nous.
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N.S.S. travaille dans l’urgence, au même titre que d’autres associations humanitaires. L’urgence rencontrée dans les vastes besoins prophylactiques, l'urgence face au climat hivernal où les températures oscillent entre -15 et -30 degrés, l'urgence face à l’absence de toute politique sociale, l'urgence enfin face aux défis financiers et humains rencontrés par Nochlezhka.
Nochlezhka Suisse Solidaire, une association à but non lucratif, est parrainée par des personnalités suisses qui appuient cette bataille contre la pauvreté et l'injustice administrative rencontrées en Russie.
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Par le biais d'objectifs ciblés, en étroite collaboration avec Nochlezhka, N.S.S. accompagne cette association dans sa lutte contre l'inégalité. Ce positionnement permet à N.S.S. et ses donateurs de suivre au plus près l'action entreprise, de contrôler l'utilisation des fonds apportés, d'éviter le saupoudrage philanthropique. Un fond de réserve est aussi créé afin de parer aux imprévus rencontrés par Nochlezhka. D'autres actions ponctuelles sont menées selon les besoins du moment.
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Deux destins résument la cruelle réalité des sans-papiers, l'histoire de Veronika et l'incroyable épopée de Vadim. Si faute de temps vous ne pouvez consulter tout le dossier N.S.S., lisez leur témoignage et vous aurez compris pourquoi il faut les aider.
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Vous aussi pouvez participer activement à cette entreprise, devenez des membres de N.S.S., ses parrains, ses donateurs.