
Dans le numéro daté du 1er janvier 2009, sous la plume de Madame J.O, la rédaction du Journal de l’Orne vient de décider la suppression du libre débat démocratique qui s’exprimait depuis des mois dans la page « L’actu vous fait réagir ».
C’était très bien et trop beau. Certes, à cette libre parole utile à la vie démocratique, il manquait un grand acteur local – de plus en plus remarqué par son assourdissant silence. Ce parti absent du débat démocratique , dont certains membres sont temporairement en charge de la gestion municipale, est devenu évanescent. Il est peu glorieusement qualifié "parti majoritaire silencieux argentanais» - le PMSA. Comme son nom l’indique, et contrairement aux autres acteurs de la vie politique locale, le PMSA ne communique jamais. Enfermé dans sa citadelle, il n'a rien à proposer, ne contribue à rien et ne semble rien envisager d'autre qu'à se taire. Cela se nomme "démocratie contemplative". Le vide sidéral, silence dans le cloître ! Il suffit de suivre son guide.
Assurément, cette absence d’expression du PMSA déséquilibre un débat citoyen qui manque parfois de hauteur. Mais que faire lorsque les taiseux se taisent ? Ne serait-ce pas ici la raison, inavouée, qui conduit la rédaction du J.O à vouloir supprimer la page «L’actu vous fait réagir», ce nécessaire et paisible lieu d’expression citoyen. Afin de nous rendre tous taiseux comme le PMSA ?
Certes, les lecteurs ne sont pas propriétaires du J.O. Mais le Journal de l’Orne, lui, n’est pas propriétaire du droit à la liberté d’expression des citoyens et formations politiques d’Argentan. En rappel nécessaire, ce texte qui a valeur de loi fondamentale :
Article XI de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.
La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté, dans les cas déterminés par la Loi.
La rédaction du J.O inaugure une première en droit : elle se fait juge et sanctionne par anticipation l'abus qui pourrait être fait de cette liberté.
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Le J.O interpréte ici le désir de la "majorité silencieuse", afin d'éviter "les discussions stériles", et pour "que tout le monde travaille dans le même sens et garde son énergie pour défendre l'avenir de nôtre cité". Amen .
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Voici ce que vient de m'écrire notre Madame J.O (sera publié dans le prochain numéro) .
"Madame JO, ainsi égratignée, pourrait-elle rester sans réaction ? Assurément non, mais ce sera à lire dans les colonnes du JO. La rédaction du JO se fendra, dans l'édition de mercredi, d'une gentille réponse, adoptant le même ton que celui de ce commentaire blogué. En voici un extrait : "Par cette publication, nous voulons rassurer notre interlocuteur ainsi que nos lecteurs, et clouer le bec à cette paranoïa qui se veut citoyenne. Cette dernière constitue cependant une véritable pression, assumée, sur le contenu de notre journal, alors que d'autre part - ce que Claude Doyennel appelle "l'autocratie" - nous ne subissons aucun étouffement, aucun lobby. Venant de Claude Doyennel, qui a pu user (abuser ?) de nos colonnes pour s'exprimer et exister localement, et dont nous présentons actuellement un livre à la vente dans nos colonnes et dans notre agence, cette critique est particulièrement déplacée ! Cela lui vaut une réponse en bonne et due forme en page 2 (Lire notre rubrique Madame JO). Sans rancune et dans l'espoir de poursuivre le dialogue dans ces colonnes !"La suite à lire mercredi dans votre journal préféré, ni censuré ni sous pression, mais libre et indépendant ! "
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Dans le Journal de l'Orne daté du jeudi 8 janvier, voir la volée de bois vert que m'adressent conjointement Madame J.O ainsi qu'un lecteur nommé D.Guévart. Madame J.O, un oubli regrettable: pour les lecteurs du journal: vous avez oublié de publier l'adresse de mon blog.
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