Ce sont ces petites remarques que l'on se fait à soi-même à l'occasion de lectures, de promenades ou en observant la vie de nos semblables. Faute de les noter, elles sont vite oubliées. Mais, parfois, on ne sait pourquoi, elles ressurgissent au détour d'une conversation, d'un débat, d'une polémique ou tout simplement sans raison précise.
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L'Edito de Pierre Pavis dans le bulletin municipal de novembre 2009:
A propos de la phrase "J'espère que le Président de la République et "son" gouvernement seront assez sages pour etc.." Certes, notre maire n'est pas le seul à utiliser indûment le possessif "son" -(gouvernement de Sarkozy) car les bureaucrates, technocrates, journalistes formatés et autres courtisans sont parvenus à influencer l'opinion publique en interprétant la Constitution cul par dessus tête. Ce n'est pas le "gouvernement de Sarkozy", c'est la "gouvernement de la République". Ainsi, rares ceux qui contestent dorénavant l'appellation "Chef de l'Etat" indûment attribuée à Sarkozy alors que celle-ci est absente de notre Constitution. D'autant plus qu'elle recouvre une connotation pétainiste type Etat français. En France, il n'y a plus de "Chef de l'Etat" depuis 1944 mais seulement des "Présidents de la République".
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Il est encore plus surprenant, parlant de Sarkozy, d'entendre sénateurs, députés et ministres utiliser le possessif "son gouvernement" car cela n'est pas conforme à notre Constitution de nature parlementaire - le dit gouvernement sensé !!! être dirigé par un Premier Ministre chef de l'éxécutif et responsable devant le parlement. Comme l'écrivait Mazeau en 2007 - et ne l'a plus jamais redit depuis..., "le chef de l'éxécutif, n'est pas à l'Elysée, il est à Matignon".
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C'est bien un détournement de l'esprit et de la lettre de la Constitution que de voir le Gouvernement rendre des comptes au Président alors qu'il devrait se placer sous le contrôle du Parlement. Et vous trouvez cela normal ? Même la direction nationale du PS s'adresse en permanence à Sarkozy en lui demandant de "modifier sa politique économique et sociale" alors que c'est au Premier ministre qu'il conviendrait de s'adresser et de mettre en cause devant l'opinion publique. Pour le PCF et NPA, c'est idem. Ainsi faisant, ils entérinent de fait le viol permanent de la Constitution par le locataire de l'Elysée. Chez ces dirigeants de l'oppostion, leur lecture de la Constitution ne diffère pas de la sienne. Cela signifie-t-il qu'à sa place ils se conduiraient de même ?
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A la lumière de ce qui se déroule en France sous nos yeux, on perçoit mieux ce que fut l'affaiblissement de l'esprit républicain quand, progressivement, on glissa du Directoire au Consulat puis du Consulat à l'Empire. Et bis repetitas, de la Deuxième République au Second Empire de Louis le Petit.
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Réunification de la Normandie : les frilosités des socialistes.
Laurent Beauvais parfois catalogué comme partisan de la réunification, n'expose jamais - ou très rarement, de raisons positives dans ce sens mais développe en permanence, comme le maire de Caen, une série d'arguments conduisant à repousser aux calandres grèques cette réunification. Il n'est par franchement contre mais il est loin d'être franchement pour.
A l'absence de vision et de projet pour la Normandie, les deux mini régions substituent des coopérations ponctuelles dans certains domaines comme elles le feraient avec une autre région de France ou un land d'Allemagne fédérale. En l'absence d'une volonté politique clairement affirmée en paroles et en actes, ces processus de coopérations interrégionales ne conduisent pas sur le "chemin de la réunification" mais, au contraire, y font barrage.

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