Mercredi 21 septembre, sur Europe 1 et I-Télé, deux célèbres économistes et débatteurs exposaient leurs analyses de la crise dite "financière" : Alain Minc et Jean-Luc Mélenchon. Deux débateurs de haut niveau, certes idéologiquement éloignés mais s'écoutant avec intérêt l'un et l'autre, exprimant l'un et l'autre une vision et des solutions pour aider la Grèce à sortir de la spirale infernale. Un débat d'une rare qualité comme on voudrait entendre plus souvent plutôt que ces incantations aubristes ou ces prudences de chanoine hollandistes débitées à longueur de journée sur les ondes et dans la presse.
Clarté, précision, honnéteté intellectuelle caractérisaient les échanges d'arguments opposés. Le brillant Alain Minc rencontrait ici un opposant d'envergure à sa mesure.
Un moment tout particulier et attendu quand J-L Mélenchon a de nouveau martelé cette question : "Pourquoi ce refus de la Banque européenne de préter directement à la Grèce au taux de 1% alors que les banques privées bénéficient de ce taux d'emprunt ? Sachant que la Grèce est ensuite contrainte de se financer auprès des dites banques privées au taux de 18%". Déception de voir Alain Minc botter ici en touche...
Décidément, cette question des taux de financement prohibitifs imposés à un pays qui se noie reste sans réponse. Qui aura le culot d'affirmer la vérité ?
De mieux en mieux : Ignorant superbement (comme Nicolas Sarkozy) la Constitution et la fonction de Premier Ministre dont c'est le pourtant le rôle, répondant à un journaliste qui l'interrogeait sur un point de son projet, Martine Aubry répondait jusqu'alors "je ferai voter une loi"... Avant hier, elle a décidé de faire plus court en déclarant "je prendrai une loi". Quant aux législateurs en titre, c'est à dire nos députés, ils pourront probablement rester tranquillement pantoufler à la maison. Plus je l'écoute, plus je suis persuadé qu'elle n'a jamais pris la peine de lire la Constitution.
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