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8 sept. 2011

Arnaud Montebourg

Arnaud de Montebourg a donc récemment tenu réunion à Argentan. On dit que tous les militants socialistes s'y sont précipités.... (je plaisante bien sûr) pour entendre ce candidat à la candidadure développer ses thèses originales sur la "démondialisations". Il vient d'ailleurs de publier une intéressante brochure (En vente à la librairie Demeyere pour la modique somme de 2 €) sur ce sujet qui le distingue très particulièrement des autres candidats socialistes rantanplan partisans du changement en charentaises. Leurs discours ne sont pas des discours de combat à la hauteur des exigences et de la mobilisation nécessaire, ils s'apparentent davantage à des cantiques soporifiques ou discours pour réunions de dames patronnesses.

Faut dire qu'après avoir écouté avec attention les insipides discours et lénifiantes propopositions de Martine Aubry et François Hollande, on sursaute agréablement d'étonnement  devant la démarche de Montebourg. Moi je dis que ce gars-là, il a dû lire Karl Marx au moins une fois  quand les deux autres précités en sont encore restés à la lecture de Coeurs Vaillants.

Un simple petit détail : Montebourg, lui, parle un peu plus des travailleurs, des exploités (ô ce vilain mot qu'on ne prononce plus depuis longtemps au PS)  - alors  que les deux autres, ils causent essentiellement de et avec Sarkozy. Omnibulés par lui qu'ils sont, car il leur est impossible de concevoir véritablement le changement autrement que par des mesurettes technocratiques comme ils l'ont appris à l'ENA. Comme lui, ils ramènent tout à la seule fonction présidentielle et considèrent le gouvernement comme un simple appendice de cette fonction. Outre cela, en bon sociaux-démocrates, leur ambition se limite donc à mieux gérer les finances de l'Etat. Là est l'éternelle  grande illusion des socialistes se prétendant meilleurs gestionnaires du système capitaliste que les capitalistes eux-mêmes. Etonnant non ?

En cinq années, le sarkozysme a rempli pleinement sa mission: utiliser et piller les finances publiques au profit des grandes fortunes. De ce point de vue, c'est un total succès et non pas un échec comme anonnent sans cesse Aubry et Hollande. Qui donc peut demain présenter l'addition afin de faire payer les classes laborieuses ? Trouvez-vous-même la réponse !

Disant ce qu'il dit, écrivant ce qu'il écrit, il attend quoi Montebourg pour rejoindre le Front de Gauche ?

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