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25 oct. 2011

Confusion des genres

On me fait remarquer que mon précédent post sur ce sujet est mal rédigé. J’en conviens et tente ici, après l’avoir remanié, d’être plus clair.
Dans notre région basse-Normandie, le président de notre conseil régional semble avoir une propension à venir en aide aux dirigeants des entreprises capitalistes en difficulté (ou prétendant l’être) en se proposant d’utiliser les finances publiques pour maintenir ou créer des emplois privés. Cela se pratique d’ailleurs d’une manière intensive dans la région dirigée par Ségolène Royal.

pauvre
Un actionnaire sollicite le financement de son capital par la région basse-Normandie

Dangereuse confusion des genres: si le secteur privé ne peut plus fonctionner sans faire appel aux financements publics, il faut donc envisager son changement de statut en l’intégrant dans ce secteur public. Etre oiseau ou souris, il faut choisir. (1) 
Cependant, si je comprends bien la démarche: lorsque cela va bien pour ces entreprises privées, elles encaissent les profits pour les distribuer à leurs actionnaires – dans ce cas les pouvoirs publics n’ont pas à y mettre leur nez. Mais lorsque ces entreprises privées rencontrent des difficultés, la région basse Normandie est alors considérée comme la bouée de secours en mobilisant l’argent public vers ces entreprises. Question à Laurent Beauvais : quid de la destination des profits de ces entreprises privées en contrepartie des investissements publics dans le secteur privé ?
Que penser alors de la sacro sainte théorie sur “le profit contre-partie du risque d’entreprendre” quand les finances publiques, bien que gérées dans les régions par des majorités PS, deviennent l’assurance tous-risques de ces entreprises capitalistes ?
(1) Je suis oiseau: voyez mes ailes … – Je suis souris, vivent les rats! Fable de Jean de la Fontaine : La chauve-souris et les deux belettes.