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30 oct. 2011

Lutter pour changer

Voter mais aussi lutter pour changer
C’est bien le rapport de force en bas, là où les salariés sont confrontés aux difficultés dans les entreprises, qui crée les conditions du changement. A l’opposé des discours lénifiants du socialisme en charentaises, la volonté de ne rien céder s’exprime partout dans le pays avec une force grandissante.
 
Devant cette évolution dont il faut se féliciter, la presse rapportait hier une déclaration pleine de bon sens de Marie-George Buffet, parlant au nom du Front de Gauche “ il s'agit de venir en soutien des salariés en lutte, mais pas seulement, l'objectif est de faire entrer le débat politique à l'intérieur des entreprises, et ne plus s'arrêter à la porte des usines».
 
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“ Le mouvement social s'est trop éloigné du politique, ce qui s'est avéré  préjudiciable à terme pour le rapport de force, car le centre de gravité de la gauche de gouvernement a dérivé vers le centre.  Il faut respecter l'indépendance des syndicats, mais aussi recréer des passerelles entre le monde de l'entreprise et la gauche.»
Pour sa part, un autre dirigeant du F-G avançait cette évidence «on est obligé d'être unis dans les luttes et dans les urnes: il n'y aura pas d'issue politique sans être majoritaire dans les urnes, et il n'y aura pas de gouvernement de gauche sans pression des luttes!»
 
Voici la route qu’il convient d’emprunter en évitant de s’égarer dans des chemins de traverse proposés par ailleurs.