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7 nov. 2011

Démocratie participative ou alignement ?

Difficile de sortir de la routine
 
Donc, en 2008, à l’occasion des élections municipales, tout ce que la gauche militante et institutionnelle argentanaise comptait (partis, candidats, maire sortant en tête), pensait pouvoir franchir une nouvelle étape vers la “démocratie participative”. 40 mois après, tout semble avoir été conforté dans le sens d’une stabilité immuable.
 
pavis
L’ouverture des commissions municipales. L’engagement avait été pris pendant la campagne électorale de 2008. Cependant, le conseil municipal d’Argentan n’a toujours pas délibéré sur cette question, sauf à constater que, 40 mois après, une seule commission a été ouverte. Le maire a certainement son avis, mais qu’en pensent les élus municipaux ?
 
Mise en place d’un conseil municipal des enfants. A ma connaissance, cet engagement est tombé aux oubliettes alors que se trouvent ici l’opportunité et les moyens de former la génération montante de citoyens responsables. Le maire a certainement son avis, mais qu’en pensent les élus municipaux ?
Sur ces deux points précités, il serait normal  que le conseil municipal se prononce enfin et fasse connaitre sa position.
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Récemment, deux évènement surprenants.
1) Lors de la récente primaire du PS (dont je n’ai toujours pas compris le sens puisque seul le PS était en compétition contre lui-même…), j’ai été surpris de voir les membres du groupe municipal “jouadiste” participer à l’organisation de la dite primaire. Certes, c’est leur droit, mais j’ai reproché à Roger Jouadé de ne pas m’avoir informé que son groupe, jusque là indépendant, était passé avec armes et bagages dans les rangs du PS local. Sinon, qu’auraient-ils eu à faire à cette primaire ?
 
2) Déjà, lors des récentes élections cantonales, les membres de cette formation (excepté Roger Jouadé), ne s’étaient pas embarrassés de principes puisque appelant dès le premier tour à voter pour le candidat socialiste !! En matière d’alignement on fait difficilement mieux. Faut dire que les communistes locaux n’ont pas pipé mot… C’est bien leur droit de se taire et c’est aussi mon droit de dire que ce sont de bien étranges positions de la part d’une formation qui, jusqu’alors, se disait indépendante.
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Application des coefficients CAF aux tarifs dégressifs des cantines scolaires.
La conseillère municipale d’opposition Odile Lecrosnier, animée par sa fibre sociale bien connue, réclame depuis 3 ans que le conseil municipal arrête une position de principe sur le point suivant :
- Pour les enfants scolarisés, que la dégressivité des tarifs des repas des cantines soit établie d’une manière générale en tenant compte du coefficient social attribué par la CAF aux familles à revenus modestes. Exposé des motifs répété par cette élue depuis trois ans “ne pas obliger les familles à aller quémander une aide auprès du CCAS  car, dit-elle, des familles, en toute discrétion, cessent d’envoyer leurs enfants à la cantine faute de pouvoir la régler”. (1)
 
40 mois semblent un délai raisonnable accordé aux élus municipaux pour en débattre et prendre position ?  Que la proposition soit adoptée ou rejetée, mais qu’ils se prononcent. 
 
(1) Cette proposition est frappée au coin du bon sens – je suis toujours surpris de voir les conseillers municipaux de la majorité rester silencieux devant ces questions en évitant de se prononcer tant que la maire ne l’a pas fait (un peu comme les ministres qui attendent ce que pense l’Oracle de l’Elysée). Comme on me l’a dit récemment sous forme d’un reproche : “Tu ne pourrais pas être conseiller municipal, tu as l’esprit top libre pour ça”. Encore hier, un autre m’a dit en me citant Chevènement : “tu serais obligé de fermer ta gueule ou alors de partir”.  Devinez ce que je ferais : je ne la fermerais pas et je ne partirais pas.
 
Nota : Campagne présidentielle. Dans un précédent post, je recensais un certain nombre d’âneries que les médias et autres colporteurs de vérités préformatées  nous balancent quotidiennement. Mais c’est aussi un grand étonnement d’entendre tel ou tel candidat reprendre et répéter avec délectation cette sublime phrase qui me fait toujours  tordre de rire :”L’élection présidentielle, c’est la rencontre d’un homme et d’un peuple”. Encore un effort et on ne tardera pas à invoquer les mânes d’une volonté surnaturelle. Le peuple n’a pas besoin de sauveur ou d’homme providentiel qui viendrait à sa rencontre. Il lui suffit d’être le peuple.