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10 nov. 2011

Pierre Larrouturou

Depuis longtemps je suis le travail de ce brillant économiste qui, jusqu’en 2009, travaillait au PS sur les questions économiques et sociales (tentait d’y travailler d’après ce qu’il explique). Beaucoup des articles publiés sur ce blog depuis 2008 s’inspirent de ses analyses (je m’étonnais déjà souvent de l’indifférence de la classe politique face à l’endettement croissant de la France et au déficit de du budget de l’Etat) .
 
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Malheureusement, ce brillant économiste a quitté le PS en 2009 pour aller rejoindre Europe-Ecologie où il peut enfin exprimer son talent pour la bonne cause dans le domaine qui est le sien. Il avait alors expliqué les raisons l’ayant conduit à prendre cette décision.  Pourquoi Larrouturou a quitté le PS
 
Des analyses à faire partager.
En octobre 2008, j’écrivais alors “Les causes de cette crise sont essentiellement sociales. Prenant simplement le cas de la France - mais l'exemple vaut pour la plupart des économies capitalistes - où, depuis 25 ans, se produit sans discontinuer une «réduction relative» mais néanmoins massive des revenus du travail à raison de ½ point par an, soit 11 points au total, soit 14% pour la période de 1981 à 2006. Certes, dira-t-on, en absolu les salaires ont augmenté. Cependant, comparés à la richesse nationale produite ils sont passés de 75% à 64% du PIB. Soit pour la France, une perte de 200 milliards pour les seuls "revenus du travail" .
 
Où est donc passée la différence ?
 De l'autre côté ! On peut ici parler de « réduction relative» des revenus du travail - ou «paupérisation relative» pour employer le langage marxiste qui effraie tant la gauche réformiste européenne d’aujourd’hui. Les gouvernants (ceux qui crient au feu aujourd'hui) ont largement contribué à cette situation afin d'augmenter les revenus des capitaux : casse du «droit du travail», blocage des salaires, précarisation des emplois, petits boulots, quasi disparition des syndicats dans le secteur privé, gel des négociations sociales par le CNPF puis le MEDF, etc.. L’Etat donnait l’exemple !
 
Le piège du crédit à la consommation
Parallèlement, pour soutenir la croissance, le crédit à la consommation a été considérablement développé. Mais le crédit, comme chacun sait, ce sont des disponibilités financières immédiates gagées sur un travail productif à venir. Ainsi, plus les salaires ont reculé, plus les crédits à la consommation ont augmenté. Pour augmenter cette bulle, les banques se sont donc engagées dans des opérations spéculatives douteuses sans rapport avec le développement économique.(4) Elles ont archi-bullé dans des bulles jusqu'à leur éclatement. D’autant plus que nombre de créances acquises par ces banques étaient amarrées à des établissement financiers des USA - eux-mêmes perclus de créances douteuses.
Pourquoi Larrouturou a quitté le PS