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4 déc. 2011

День Победы – Jour de la Victoire

Russie-Unie. Nos commentateurs, énarques et autres polytechniciens sont fâchés  avec les mathématiques élémentaires. Sont même pas au niveau du CEP. Sur les ondes, tous commentent les soi-disants 15% de pertes du parti Russie-Unie passé de 65 à 50% des suffrages exprimés. Sont vraiment nuls car la perte est de 23% et non pas 15% – soit presque le  1/4 des électeurs depuis la dernière présidentielle. Ils confondent  le calcul de pertes en points et le calcul en pourcentages. Savent-ils encore faire une règle de trois ?
Parenthèse. La semaine dernière, dans le précédent billet, je mettais en évidence l’incroyable structure du budget 2011 de l’Etat russe, avec la subite croissance accordée aux dépenses guerrières et les queues de cerises restantes attribuées aux dépenses sociales. Rares sont les journalistes qui se donnent la peine de s’attarder à ces broutilles. L’Hexagone ! l’Hexagone et seulement l’horizon hexagonal ! Puis, ce lundi matin, tous les médias jusque là silencieux se répandent en commentaires sur les résultats électoraux de RUSSIE-UNIE de Poutine. Surprenant non ?

Je n’oublie jamais la victoire de 1945 sur l’Allemagne nazie et les millions de morts soviétiques pour prix de cette victoire. Insoutenable à l’esprit et à la raison devant ce criminel pacte germano-soviétique de 1939 signé par Staline et ses sbires – qui permit à Hitler de déployer la guerre et l’occupation nazie dans toute l’Europe. En commençant par le dépeçage et partage de la Pologne. 70 ans après, beaucoup continuent à nier ce pacte “d’amitié” mortel pour nos démocraties. Pourtant, avec un peu de perspicacité et d’honnêteté intellectuelle, il faudra bien admettre un jour que ce pacte était d’une extrême logique puisqu’il scellait l’entente de deux Etats fascistes. Sans ce pacte germano-soviétique, la seconde guerre mondiale n’aurait probablement pas eu lieu.

Mais pour le peuple russe, pour ceux qui avaient survécu en 1945, c’est l’immense joie et soulagement qui, aujourd’hui encore, continue à soulever les cœurs et l’enthousiasme. Ce fut le chant de la Victoire. Le Jour de la Victoire День Победы . Il me suffit de l’écouter depuis des dizaines d’années, c’est toujours avec la même émotion. Inutile de préciser qu’en Russie, de 7 à 77 ans, tous connaissent les paroles par cœur. Le 9 mai de chaque année, dans les rues, les écoles, le places publiques, résonne le chant du Jour de la Victoire - День Победы . Quand vous l’aurez dans l’oreille, vous ne l’oublierez plus.
Commémoration du 9 mai 1945–Jour de la Victoire
C'est le jour de la Victoire
Imprégné de l'odeur de la poudre,
C'est la fête
Avec les cheveux gris sur les tempes.
C'est la joie
Avec les larmes dans les yeux.
Le jour de la Victoire!
Le jour de la Victoire!
Le jour de la Victoire
!
Annonce de la Victoire sur la Place Rouge

 

Jours et nuits près des hauts-fourneaux
Notre Patrie ne fermait pas les yeux
.
Jours et nuits dans de terribles batailles
Nous approchions ce jour comme nous pouvions.
Bonjour mère, nous sommes revenus - mais pas tous...
Nu-pieds nous parcourrions à travers la rosée!
Sur la moitie de l'Europe, de la Terre nous avons foulé le sol,-
Nous approchions ce jour comme nous pouvions.
 
День победы
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Marcel Lefèvre – d’une famille des Andelys, pilote du Normandie-Niemen

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Un pilote français devant son Yak
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Mémorial des pilotes du Normandie-Niemen à Moscou
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Le titre de la première vidéo russe comporte un faute d’orthographe: Победы et non pas Победи

Ci-dessous, le texte complet du chant “Jour de la Victoire”
(seulement pour les locuteurs russes)
День Победы, как он был от нас далёк,
Как в костре потухшем таял уголёк.
Были вёрсты, обгорелые, в пыли, -
Этот день мы приближали как могли.
Припев:
Этот День Победы
Порохом пропах,
Это праздник
С сединою на висках.
Это радость
Со слезами на глазах.
День Победы!
День Победы!
День Победы!
Дни и ночи у мартеновских печей
Не смыкала наша Родина очей.
Дни и ночи битву трудную вели —
Этот день мы приближали как могли.
Припев.
Здравствуй, мама, возвратились мы не все…
Босиком бы пробежаться по росе!
Пол-Европы прошагали, пол-Земли, —
Этот день мы приближали как могли.