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2 janv. 2012

Normandie-Niemen

 
Une grande surprise lors de la découverte de ce groupe interprétant une belle chanson à la gloire de l’escadrille Normandie-Niemen. Viennent s’y ajouter d’autres considérations : le jeune âge des interprètes et la qualité de leur prestation. Ce groupe de jeunes chanteurs se nomme “Волшебныки Двора” (Les enchantés de la cour).
 
Ci-dessous, les paroles dans la langue d’origine. Dans la colonne de droite, la traduction en français. Voila qui fera peut-être plaisir aux derniers survivants de l'escadrille Normandie-Niemen.


 

Я волнуюсь, заслышав французскую речь,

Вспоминаю далекие годы.

Я с французом дружил, не забыть наших встреч

Там, где Неман несет свои воды.

Там французские летчики в дождь и туман

По врагу наносили удары,

А советские парни в рядах партизан

Воевали в долине Луары.

 

В небесах мы летали одних,

Мы теряли друзей боевых.

Ну а тем, кому выпало жить,

Надо помнить о них и дружить.

 

Что ты делаешь нынче, французский собрат,

Где ты ходишь теперь, где летаешь.

Не тебя ль окликал я: «Бонжур, камарад»,

Отвечал ты мне : «Здравствуй, товарищ».

Мы из фляги одной согревались зимой,

Охраняли друг друга в полете.

А потом ты в Париж возвратился домой

На подаренном мной самолете.

 

В небесах мы летали одних,

Мы теряли друзей боевых.

Ну а тем, кому выпало жить,

Надо помнить о них и дружить.

 

Я приеду в Париж, все дома обойду,

Под землею весь город объеду.

Из Нормандии летчика там я найду,

Мы продолжим былую беседу.

Мы за правое дело дрались, камарад,

Нам война ненавистна иная.

Не поддайся обману, французский собрат,

Верность клятве своей сохраняя.

 

В небесах мы летали одних,

Мы теряли друзей боевых.

Ну а тем, кому выпало жить,

Надо помнить о них и дружить.

Emotion quand j’entends des paroles en français,

Je me souviens des années lointaines,

J’étais lié avec un Français, je n’oublie pas nos rencontres,

Là où le Niémen emporte ses flots.

Là les pilotes français, sous les pluies, dans les brouillards,

Portaient des coups à l'ennemi,

Quand de jeunes soviétiques, dans les rangs de partisans,

Faisaient la guerre sur les bords de la Loire.

 

Dans le ciel nous volions unis,

Nous perdions des amis de combats.

Il faut se souvenir de ceux qui sont tombés,

Vivre et leur garder amitié.

 

Que fais-tu aujourd’hui, mon frère français,

Où vas-tu  maintenant, où voles-tu.

Est-ce toi que j’interpelais par un : «Bonjour camarade»,

Tu me répondais : «Здравствуй товарищ». (1)

Nous buvions à la même gourde pour nous réchauffer en hiver,

Nous protégeant l’un et l’autre dans les vols.

Ensuite tu es reparti chez toi à Paris,

Dans un avion russe que je t’ai offert.

 

Dans le ciel nous volions unis,

Nous perdions des amis de combats.

Il faut se souvenir de ceux qui sont tombés,

Vivre et leur garder amitié.

 

Je viendrai à Paris et contournerai toutes les maisons

Par dessous la terre je visiterai toute la ville,

En Normandie, je trouverai le pilote,

Alors nous continuerons cette ancienne conversation.

Nous nous battions pour une cause juste, camarade,

L’autre guerre nous est odieuse.

Ne sois pas dupe mon frère français,

En gardant la fidélité de ton serment.

 

Dans le ciel nous volions unis,

Nous perdions des amis de combats.

Il faut se souvenir de ceux qui sont tombés,

Vivre et leur garder amitié.

 

(1) “Bonjour camarade” en russe.

 
Le site officiel de l’association des vétérans de l’escadrille pendant les années 1942 à 1945 en Russie:
 
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